Le Ragdoll symbole de douceur et de sérénité

Grand et imposant, le Ragdoll est un chat au caractère calme, et doux comme un agneau.
Sommaire3 sections
  1. 01Un chat qui met trois ans à finir sa croissance
  2. 02Le coeur, le vrai sujet de santé de la race
  3. 03Au quotidien : brossage, poids, et pas de sorties libres

Le Ragdoll se laisse porter sans se débattre, et cette placidité qui fait son charme est aussi son principal problème : dehors, face à un chien ou à une voiture, il ne fuit pas. Adopter ce chat, c'est accepter de l'élever à l'intérieur et de compenser ce qu'il ne fera pas tout seul.

La race est née en 1963 à Riverside, en Californie, autour d'une chatte blanche à poil long appelée Joséphine et des mâles de type birman que son éleveuse, Ann Baker, a fait naître avec elle. Baker a entouré cette origine d'un récit assez fantaisiste, où une intervention médicale sur la chatte aurait expliqué le caractère des chatons. Rien là-dedans ne tient scientifiquement. La sélection, en revanche, a bien fonctionné : elle a fixé un chat massif, à fourrure mi-longue sans sous-poil dense, aux yeux bleus obligatoires puisque le gène colourpoint les impose.

Un chat qui met trois ans à finir sa croissance

Un mâle adulte pèse entre 6 et 9 kg, une femelle entre 4 et 6 kg. La croissance est lente : le format définitif et la fourrure complète n'arrivent qu'à 3 ou 4 ans, ce qui surprend les propriétaires qui trouvent leur chaton maigre à un an. Le patron colourpoint se dessine progressivement, un chaton Ragdoll naissant entièrement blanc. Les variétés vont du colourpoint classique au mitted avec ses chaussettes blanches, jusqu'au bicolore au masque en V.

Ragdoll colourpoint aux yeux bleus allongé sur un tapis clair

Le coeur, le vrai sujet de santé de la race

Le Ragdoll fait partie des races où la cardiomyopathie hypertrophique a été reliée à une mutation identifiée du gène MYBPC3, la même problématique que chez le Maine Coon avec une mutation différente. Un test ADN existe. Un éleveur sérieux teste ses reproducteurs et vous montre les résultats sans que vous ayez à insister, et beaucoup font en plus suivre leurs chats par échocardiographie, parce que le test génétique ne couvre pas toutes les formes de la maladie.

Avant d'acheter, demandez aussi le statut des parents pour la polykystose rénale, présente chez plusieurs races à poil long, et les résultats des tests FIV et FeLV. Ces questions ne vexent pas un bon éleveur, elles le rassurent sur vous.

Au quotidien : brossage, poids, et pas de sorties libres

La fourrure du Ragdoll a peu de sous-poil, donc elle feutre moins qu'un persan. Un brossage par semaine suffit en période normale, deux ou trois pendant les mues de printemps et d'automne, avec une attention particulière aux culottes et aux aisselles, où les noeuds se forment en premier. Le bain n'a aucun intérêt sur un chat en bonne santé.

Le point de vigilance est le poids. Ce chat bouge peu, il réclame volontiers, et il grossit sans bruit. Peser la ration plutôt que remplir le bol à vue, poser deux ou trois gamelles en hauteur pour le forcer à sauter, et jouer dix minutes matin et soir à la canne à plumes : c'est basique, mais c'est ce qui évite les articulations douloureuses à dix ans.

Dernier point sur la légende : non, le Ragdoll ne ressent pas moins la douleur que les autres chats. Cette idée traîne depuis les récits des débuts de la race et elle est fausse. Un chat qui se laisse manipuler sans protester peut parfaitement souffrir en silence, et c'est une raison de plus de le faire examiner une fois par an plutôt que d'attendre qu'il se plaigne.

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