Les voyages avec votre chat : comment les préparer et quoi emporter

Les voyages avec votre chat: comment les préparer et quoi emporter
Sommaire7 sections
  1. 01Le rétroplanning, à l'envers depuis la date de départ
  2. 02Les papiers : ce qui est exigé, et ce qui ne l'est pas
  3. 03La caisse : l'apprivoiser avant de la remplir
  4. 04En voiture : où poser la caisse, et ce qu'on ne fait pas
  5. 05Manger, boire, faire ses besoins sur la route
  6. 06Le stress : ce qui aide, et ce qui empoisonne
  7. 07L'avion et le train, deux régimes différents

Un chat ne se prépare pas la veille du départ : le rappel antirabique impose 21 jours d'attente avant de franchir une frontière, et la caisse de transport s'apprivoise des semaines plus tôt. Le reste, gamelles et couverture, se règle en un quart d'heure. C'est le calendrier qui coince, presque jamais le matériel.

Le rétroplanning, à l'envers depuis la date de départ

Commencez par la contrainte la plus rigide, celle des papiers. Pour circuler dans l'Union européenne, un chat doit être identifié par puce électronique, vacciné contre la rage, et muni d'un passeport européen pour animal de compagnie délivré par un vétérinaire habilité. L'ordre compte : la puce doit être posée avant ou le jour même de la vaccination, sinon le vaccin ne compte pas et tout est à refaire.

La primovaccination antirabique ne se pratique pas avant l'âge de douze semaines, et elle ne devient valable qu'au bout de vingt et un jours. Un chaton ne peut donc pas passer une frontière avant quinze semaines, quoi qu'en dise le vendeur. Pour un adulte déjà vacciné dont le rappel est à jour sans interruption, le délai d'attente ne s'applique pas.

Les papiers : ce qui est exigé, et ce qui ne l'est pas

Il faut ici corriger une confusion répandue. À l'intérieur de l'Union européenne, il n'existe ni certificat de bonne santé ni certificat de stérilisation obligatoires. Le trio puce, vaccination antirabique valide, passeport européen suffit, et le nombre d'animaux par voyageur est limité à cinq sauf participation à un concours ou une exposition.

Le certificat sanitaire daté de quelques jours avant le départ, lui, existe bel et bien, mais pour les pays tiers, et sa forme varie d'un pays à l'autre. Certaines destinations ajoutent un traitement antiparasitaire consigné dans le passeport, d'autres une quarantaine à l'arrivée. La seule source qui fasse foi est le service vétérinaire officiel du pays d'arrivée, ou son ambassade ; les forums se trompent souvent d'une année sur l'autre.

La caisse : l'apprivoiser avant de la remplir

Une caisse sortie du placard le matin du départ annonce le vétérinaire ou le déménagement, et le chat le sait. Sortez-la trois semaines avant, portes ouvertes, dans une pièce de passage, avec une couverture qui sent la maison. Les repas se donnent dedans. Au bout de dix jours, la plupart des chats y dorment d'eux-mêmes.

Choisissez un modèle qui s'ouvre par le dessus autant que par l'avant : cela change tout le jour où il faut extraire un chat tétanisé pour une consultation. Une caisse rigide protège mieux en cas de choc ; les modèles souples passent plus facilement sous un siège d'avion, et la compagnie aérienne impose ses dimensions, à vérifier avant l'achat plutôt qu'à l'aéroport.

En voiture : où poser la caisse, et ce qu'on ne fait pas

La caisse se cale sur le plancher derrière le siège passager, ou sanglée sur la banquette avec la ceinture. Jamais sur le siège avant si l'airbag est actif, jamais en vrac dans le coffre d'un break sans arrimage. Une couverture posée sur trois côtés réduit les stimulations visuelles sans empêcher l'air de circuler.

Le conseil de faire porter un harnais au chat pour qu'il puisse se dégourdir pendant le trajet est à écarter, et c'est une correction qui compte. Un chat détaché dans un habitacle en mouvement peut se glisser sous les pédales ou paniquer au premier freinage sec. Le harnais garde son intérêt, mais uniquement pour les arrêts, portes fermées, et il se pose avant le départ, jamais en pleine autoroute.

Manger, boire, faire ses besoins sur la route

Le dernier repas se donne trois à quatre heures avant le départ, en portion réduite, pour limiter le risque de vomissement. L'eau, elle, ne se supprime pas : proposez-en à chaque pause avec une petite gamelle pliable, quitte à ce que le chat refuse. Beaucoup ne boivent ni ne mangent de toute la journée, ce qui est sans gravité sur un trajet d'une journée, mais devient un vrai sujet au-delà de 48 heures sans ingestion.

Pour les besoins, une barquette jetable avec deux centimètres de la litière habituelle, proposée à l'arrêt, dans la voiture portes fermées. Un chat qui refuse de l'utiliser se retient sans dommage sur un long trajet. Ce qu'il ne faut pas faire, c'est ouvrir la caisse sur une aire d'autoroute : un chat effrayé qui s'échappe là ne se rattrape pas.

Le stress : ce qui aide, et ce qui empoisonne

Les diffuseurs et sprays à base d'analogues de phéromones faciales félines s'utilisent couramment, vaporisés sur la couverture une quinzaine de minutes avant d'installer le chat, le temps que l'alcool du support s'évapore. Les résultats sont variables selon les individus, mais le produit est sans danger.

Les huiles essentielles, en revanche, n'ont rien à faire près d'un chat, et l'idée d'un spray relaxant à base d'huiles essentielles est à bannir sans réserve. Le foie du chat métabolise mal les phénols et les terpènes, faute de la voie de glucuronoconjugaison dont disposent d'autres espèces ; l'arbre à thé, la lavande et les agrumes figurent parmi les intoxications régulièrement rapportées, par contact comme par diffusion dans un volume clos.

Même prudence pour les calmants. Aucun médicament humain ne se donne à un chat, et aucune dose ne se déduit d'un poids. Si votre chat vomit systématiquement en voiture ou entre dans un état de panique, c'est une consultation à prévoir plusieurs semaines avant le départ : il existe des solutions, elles se prescrivent, et certaines demandent un essai à blanc à la maison pour vérifier la réaction.

L'avion et le train, deux régimes différents

En cabine, les compagnies acceptent en général un animal jusqu'à sept ou huit kilos avec sa caisse, sur réservation, avec un supplément et un quota par vol. Au-delà, c'est la soute, avec une caisse homologuée IATA. La soute est un stress considérable et beaucoup de compagnies la refusent en période de fortes chaleurs.

En train, en France, le chat voyage dans un sac ou une caisse de moins de 45 centimètres, avec un billet à tarif réduit acheté pour lui. Aucun certificat n'est demandé sur le réseau intérieur, mais un contrôleur peut refuser un animal qui n'est pas dans un contenant fermé.

Un dernier point, souvent négligé : repérez avant de partir une clinique vétérinaire ouverte près de votre destination, avec ses horaires et son numéro d'urgence. Chercher cela un dimanche soir, dans une ville qu'on ne connaît pas, avec un chat qui va mal sur la banquette, est une expérience dont on se passe volontiers.

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