Mon animal de compagnie est mort : que faire pour surmonter cette épreuve ?

découvrez des conseils et des astuces pour surmonter le décès de votre animal de compagnie et faire face à cette épreuve difficile dans cet article réconfortant.
Sommaire6 sections
  1. 01Les premières 48 heures
  2. 02Enterrer dans son jardin : les règles réelles
  3. 03Euthanasie : la décision qui laisse le plus de traces
  4. 04Le deuil animalier existe, et il est mal reconnu
  5. 05Les autres animaux de la maison
  6. 06Reprendre un animal, ou pas

Dans les heures qui suivent la mort d’un animal, il faut décider vite de choses auxquelles personne n’a réfléchi : que devient le corps, qui prévenir, combien ça coûte. Voici ces décisions triées, pour ne pas avoir à les improviser au pire moment.

Le chagrin prend le temps qu’il prend, et ce texte ne prétend pas le raccourcir. Mais une partie de la détresse des premiers jours vient du sentiment d’avoir mal fait, ou de découvrir trois semaines après qu’une démarche a été oubliée.

Les premières 48 heures

Collier et gamelle posés près d'un panier vide dans un salon

Si l’animal meurt à la maison, rien ne vous oblige à agir dans la minute. Vous pouvez le garder auprès de vous quelques heures, ce qui compte beaucoup pour les enfants, qui ont besoin de voir pour comprendre. Placez le corps dans un endroit frais, sur une serviette, et sachez que la rigidité s’installe en trois à six heures : si vous souhaitez une position particulière, c’est maintenant.

Ensuite, trois voies existent en France : la crémation, individuelle ou collective, par un crématorium animalier agréé ; l’inhumation dans votre jardin, encadrée par un arrêté de 1971 ; la prise en charge par la clinique, qui passe par l’équarrissage. Le choix se fait selon ce que vous pourrez supporter d’y repenser dans six mois.

Enterrer dans son jardin : les règles réelles

L’inhumation d’un animal familier sur un terrain privé est autorisée, sous conditions précises issues de l’arrêté du 7 juillet 1971. Elles sont rarement citées en entier, et le poids en fait partie.

  • L’animal doit peser moins de 40 kg. Au-delà, l’inhumation dans un jardin n’est pas permise et il faut passer par un crématorium ou l’équarrissage.
  • Le terrain doit vous appartenir. Un jardin en location demande l’accord écrit du propriétaire, et c’est interdit dans un espace public ou une copropriété sans autorisation.
  • La fosse fait au moins 1,20 mètre de profondeur.
  • Elle se situe à 35 mètres minimum de toute habitation et de tout point d’eau, puits ou source compris. Dans un lotissement, cette distance est souvent impossible à respecter.
  • Le corps est recouvert de chaux vive avant rebouchage.

Si votre terrain ne permet pas ces 35 mètres, la question est tranchée : il faut chercher ailleurs. Les cimetières animaliers existent, le plus ancien étant celui d’Asnières-sur-Seine, ouvert en 1899, et une concession s’y négocie à quelques centaines d’euros pour plusieurs années.

Euthanasie : la décision qui laisse le plus de traces

Quand la mort a été choisie, la culpabilité arrive presque toujours. Trop tôt, trop tard, mal accompagné. Les vétérinaires utilisent des grilles d’évaluation de la qualité de vie, qui notent l’appétit, la douleur, la mobilité, la propreté et le nombre de bons jours par rapport aux mauvais. Demander cette grille avant la décision aide à sortir du ressenti pur, et à la relire ensuite quand le doute revient.

Vous pouvez demander à rester présent, à ce que l’acte se déroule à domicile quand le vétérinaire le propose, et à disposer d’un moment seul après. Ces demandes sont habituelles, personne ne les trouvera étranges.

Le deuil animalier existe, et il est mal reconnu

Les chercheurs parlent de deuil désavoué : une peine réelle, que l’entourage minimise parce qu’il ne s’agissait « que » d’un animal. C’est ce décalage qui fait le plus mal, plus encore que la perte elle-même, quand un collègue lance qu’il suffit d’en reprendre un autre.

Les réactions ressemblent à celles d’un deuil humain : sommeil haché, perte d’appétit, brefs moments où l’on croit entendre les griffes sur le parquet. Ce dernier point inquiète beaucoup de gens et reste banal dans les premières semaines. Pour quelqu’un dont l’animal était le seul lien social quotidien, le contrecoup peut être sévère. Des associations et des psychologues se sont spécialisés sur ce sujet ; si le chagrin bloque le travail ou l’alimentation au-delà de quelques semaines, parlez-en à votre médecin traitant.

Les autres animaux de la maison

Un chien ou un chat qui perd son compagnon change souvent de comportement pendant deux à quatre semaines : appétit en baisse, recherche dans les pièces, vocalises nocturnes. Gardez les horaires de repas et de sortie tels quels, c’est le cadre qui rassure. Un animal qui refuse de manger plus de 48 heures, surtout un chat, doit être vu par un vétérinaire : la cause n’est pas forcément le chagrin, et le jeûne prolongé pose un problème hépatique réel.

Reprendre un animal, ou pas

Il n’y a pas de délai correct. Certains adoptent au bout de deux semaines et vont très bien, d’autres attendent trois ans. Le seul cas qui pose vraiment problème, c’est l’adoption faite pour remplacer : choisir le même chien, la même couleur, le même nom, puis reprocher au nouvel arrivant de ne pas être l’ancien.

Si l’envie de faire quelque chose vous tient sans que vous soyez prêt à adopter, les refuges cherchent en permanence des bénévoles promeneurs et des familles d’accueil. Ça remet en mouvement, et ça n’engage pas quinze ans.

Résumer cet article avec :

Partager :