Sacré de Birmanie : apparence, caractère, histoire, santé et alimentation
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Le Sacré de Birmanie supporte mal la solitude, et c'est le premier critère à peser avant d'en adopter un. Ce chat suit son humain de pièce en pièce, réclame le contact et s'éteint quand la maison reste vide dix heures par jour. Son pelage à points et ses gants blancs séduisent en photo ; son besoin de présence décide de la réussite de l'adoption.
Un chat conçu pour vivre collé à quelqu'un
Le tempérament du Birman tient en peu de mots : doux, bavard sans excès, franchement demandeur. Il ne monte pas au plafond comme un Bengal et ne s'isole pas comme un Chartreux. Il s'installe sur le bureau pendant que vous travaillez, accueille les visiteurs sans se cacher, tolère les enfants pourvu qu'on lui laisse une issue. Les éleveurs le décrivent souvent comme un chat de personnes présentes, et l'expression est juste.
Cette sociabilité s'étend aux autres animaux. Un second chat lui convient mieux qu'un jouet sophistiqué, et un chien calme ne lui pose pas de problème particulier. Pour une personne absente toute la journée, l'adoption en duo n'est pas un luxe, c'est la condition pour que l'animal ne développe pas de troubles liés à l'ennui : léchage excessif, malpropreté, miaulements nocturnes.
Ce qu'on reconnaît au premier regard
Format moyen, corps allongé, pattes courtes et solides, queue en panache. Le poil est mi long, soyeux, avec très peu de sous poil, et forme une collerette autour du cou. La robe est colourpoint : corps clair, extrémités foncées, seal, blue, chocolate, lilac et leurs déclinaisons. La signature de la race tient dans les gants blancs, qui doivent être symétriques et remonter en pointe sur l'arrière des pattes, et dans les yeux bleus, d'un bleu d'autant plus apprécié qu'il est profond.
La tête est ronde, le nez de longueur moyenne avec une légère cassure, les oreilles petites et arrondies. Les chatons naissent entièrement blancs : la couleur des pointes apparaît sur les premières semaines et le motif définitif met parfois deux ans à se fixer.
Une race française à nom asiatique
Le nom raconte une légende de temple birman ; l'état civil raconte autre chose. La race a été construite en France dans les années 1920, à partir de chats colourpoints croisés avec des sujets à pieds blancs, et elle obtient sa reconnaissance officielle en 1925. Le cheptel manque disparaître pendant la Seconde Guerre mondiale, réduit à une poignée de reproducteurs, ce qui a imposé des croisements de sauvetage avec le Persan et le Siamois. Tous les Birmans actuels descendent de cette base très étroite, et cela explique une partie des questions de santé qui suivent.
Santé : ce qu'il faut demander à l'éleveur
Le Birman est un chat solide dans l'ensemble, mais la faible diversité génétique de la race a laissé passer quelques anomalies héréditaires. L'hypomyélinisation congénitale se manifeste dès la troisième semaine de vie par des tremblements et une démarche mal coordonnée. Une hypotrichose associée à une anomalie du thymus est également décrite chez des chatons de la race. Les cardiomyopathies, fréquentes chez le chat en général, justifient un dépistage par échographie chez les reproducteurs.
Ce qui se demande concrètement avant de réserver un chaton : le certificat vétérinaire de bonne santé, les résultats des dépistages pratiqués sur les parents, et la possibilité de voir la mère et la portée sur place. Un éleveur qui esquive ces trois points en dit long. Un chaton qui tremble ou titube ne s'achète pas en espérant que ça passe, et tout signe neurologique constaté après l'arrivée se montre au vétérinaire sans attendre.
Entretien et alimentation au quotidien
Le peu de sous poil joue en votre faveur : le Birman feutre beaucoup moins qu'un Persan. Deux brossages hebdomadaires suffisent hors période de mue, en insistant sur la collerette et l'arrière des cuisses, où les noeuds se forment en premier. Pendant la mue de printemps, passez à un brossage quotidien ; un peigne à dents larges fait mieux qu'une brosse pour ce type de poil.
Côté gamelle, rien de propre à la race, mais deux points de vigilance. Ce chat casanier prend facilement du poids, surtout après la stérilisation, qui abaisse les besoins énergétiques de près d'un tiers : la ration se pèse plutôt qu'elle ne se remplit à vue. Et son goût modéré pour l'eau plaide pour une part d'alimentation humide, complétée par une fontaine si la gamelle d'eau reste pleine. Les gants blancs, enfin, se salissent : c'est cosmétique, cela se nettoie à l'eau tiède, et cela ne justifie aucun produit particulier.
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