S'occuper d'inséparables : Guide complet pour un compagnon à plumes épanoui
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Ce qui tue les inséparables en appartement ne se trouve presque jamais dans leur cage : une poêle antiadhésive oubliée sur le feu, un diffuseur de parfum, une fenêtre entrouverte derrière eux. Un agapornis de 50 grammes réagit à l'air ambiant avant tout le monde.
Le reste, cage, graines, jouets, s'achète en une fois. L'aménagement de la pièce, lui, demande de changer quelques habitudes, et c'est là que se joue la différence entre un oiseau qui vit douze ans et un oiseau qu'on retrouve au fond de la cage un matin de janvier.
La pièce avant la cage
Le salon fait un meilleur logement que la cuisine, et une chambre peu fréquentée un moins bon logement que les deux. L'inséparable veut voir passer du monde, mais pas subir un courant d'air ni les variations de température d'une pièce mal isolée. Placez la cage contre un mur, à hauteur de poitrine, jamais devant une fenêtre en plein soleil ni au-dessus d'un radiateur.
Écartez les bougies parfumées, les aérosols, les sprays nettoyants, les encens et les diffuseurs d'huiles essentielles. Le système respiratoire des oiseaux, avec ses sacs aériens qui prolongent les poumons, extrait bien plus de molécules de chaque bouffée que le nôtre. Ce qui vous pique un peu la gorge est déjà toxique pour eux.
Seul ou en couple, la vraie question
Le nom prête à confusion. L'inséparable n'est pas condamné à mourir de chagrin s'il vit seul : il est condamné à s'ennuyer si personne ne s'occupe de lui. Un oiseau seul avec deux ou trois heures de présence humaine quotidienne s'épanouit et devient très attaché à son propriétaire. Le même oiseau seul dans un appartement vide de 8 heures à 19 heures s'arrache les plumes, crie et mord.
Si vous partez travailler toute la journée, prenez-en deux. L'introduction se fait en cages voisines pendant une à deux semaines, puis dans un espace neutre, jamais en lâchant le nouveau directement dans la cage de l'ancien : les agapornis défendent leur territoire durement, et les blessures aux pattes et au bec ne sont pas rares.
Ce qu'ils mangent, et les trois aliments à écarter
Un bon mélange de graines pour perruches et grandes perruches forme la base, complété chaque jour par du frais : carotte, brocoli, endive, pomme sans pépins, poivron, petits pois. Les extrudés pour psittacidés améliorent l'équilibre nutritionnel si l'oiseau les accepte, ce qui demande une transition progressive sur plusieurs semaines. L'os de seiche et le bloc minéral restent en permanence à disposition.
Bain, lumière et plumage
Deux ou trois bains par semaine suffisent largement ; la brumisation quotidienne, encore répandue dans les guides, dessèche plus qu'elle n'hydrate et stresse les oiseaux qui n'aiment pas ça. Proposez une coupelle peu profonde ou un brumisateur à fine gouttelette et observez : certains se roulent dedans, d'autres préfèrent les feuilles mouillées d'une salade posée au sol.
La lumière naturelle, elle, compte vraiment. Derrière une vitre, les UVB sont filtrés et la synthèse de vitamine D3 ne se fait pas, ce qui finit par bloquer l'absorption du calcium. Une fenêtre ouverte quelques heures aux beaux jours, une volière extérieure en été, ou un tube UV pour oiseaux allumé quatre à six heures par jour l'hiver règlent la question.

Les signes qui envoient chez le vétérinaire
Un oiseau malade se cache jusqu'au dernier moment : c'est un réflexe de proie. Quand il se laisse voir, il est déjà loin. Plumage ébouriffé toute la journée, respiration avec mouvement de la queue, fientes liquides ou décolorées, perte d'appétit, oiseau au fond de la cage plutôt que sur son perchoir : n'attendez pas 48 heures pour voir si ça passe, prenez rendez-vous avec un vétérinaire qui suit les oiseaux, ils ne sont pas si nombreux et mieux vaut avoir repéré le sien avant d'en avoir besoin. Pesez votre oiseau chaque semaine sur une balance de cuisine : une perte de 10 pour cent du poids est un signal d'alerte avant tout autre symptôme visible.
Ce que ça engage
Un inséparable vit 10 à 15 ans, parfois davantage. Il crie au lever du jour, ronge les cadres de fenêtre s'il en a l'occasion et n'apprécie pas les absences prolongées. Les femelles, en particulier chez l'inséparable à face rose, découpent des bandes de papier et les glissent entre les plumes de leur croupion pour les transporter jusqu'au nid, un comportement unique chez les psittacidés que l'on peut observer avec quelques feuilles de papier kraft. Sur la parole, n'attendez pas grand-chose : quelques sons imités chez certains individus, rien de comparable au gris du Gabon.
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