5 étapes pour un aquarium parfait

5 étapes pour un aquarium parfait
Sommaire5 sections
  1. 01Étape 1 : le changement d'eau, le seul geste vraiment hebdomadaire
  2. 02Étape 2 : siphonner le sol, mais pas tout le sol
  3. 03Étape 3 : les vitres et les décors, sans produit
  4. 04Étape 4 : les mangeurs d'algues, choisis pour la taille du bac
  5. 05Étape 5 : les plantes et la lumière, contre les algues

La panne la plus fréquente en aquariophilie n'est pas le manque de nettoyage, c'est l'excès. Un bac récuré à fond, filtre rincé sous le robinet compris, redevient instable en quarante-huit heures et les poissons le paient.

Un aquarium propre n'est pas un aquarium stérile. Ce qui tient l'eau, c'est une colonie de bactéries installée dans les mousses du filtre et dans le sol, qui transforme l'ammoniaque rejetée par les poissons en nitrites, puis les nitrites en nitrates. Cette chaîne met trois à six semaines à se construire dans un bac neuf. Chaque geste d'entretien doit la ménager, sinon on repart de zéro.

Étape 1 : le changement d'eau, le seul geste vraiment hebdomadaire

Comptez 15 à 25 % du volume par semaine, pas davantage. L'eau neuve doit arriver à la température du bac, à un degré près, et débarrassée du chlore : conditionneur d'eau, ou repos de vingt-quatre heures en seau. Un changement de 80 % pour faire bonne mesure provoque le choc chimique et thermique qu'on cherchait à éviter.

Étape 2 : siphonner le sol, mais pas tout le sol

La cloche à vase aspire les déchets coincés entre les grains sans les remettre en suspension. Traitez un tiers de la surface à chaque séance, en tournant d'une semaine sur l'autre : le reste du sol garde ses bactéries. Insistez dans les angles et sous les décors.

Étape 3 : les vitres et les décors, sans produit

Un racloir à lame ou un aimant suffit pour les vitres. Pour les décors encroûtés, sortez-les et brossez-les à l'eau chaude claire. Le vinaigre blanc dilué s'utilise à l'extérieur du bac, sur une vitre démontée ou un décor retiré, suivi d'un rinçage abondant : jamais versé dans l'eau, où il ferait chuter le pH. Aucun détergent, aucun savon, aucune éponge ayant servi à la vaisselle.

Étape 4 : les mangeurs d'algues, choisis pour la taille du bac

Le pleco commun (Pterygoplichthys) vendu à 5 cm en animalerie dépasse 40 cm adulte et produit énormément de déchets : il n'a rien à faire dans un bac de 100 litres. Préférez un ancistrus (12 à 15 cm), des otocinclus en groupe de six minimum, ou des néritinas, ces escargots qui broutent les vitres sans se reproduire en eau douce. Aucun d'eux ne nettoie un aquarium : ils grignotent les algues, ils ne remplacent pas un changement d'eau.

Étape 5 : les plantes et la lumière, contre les algues

Les algues gagnent quand les plantes perdent. Un bac bien planté, avec des espèces à croissance rapide comme l'élodée ou la vallisnéria, consomme les nitrates avant que les algues s'en servent. Limitez l'éclairage à huit ou dix heures par jour sur une minuterie et éloignez le bac d'une fenêtre ensoleillée. Une invasion d'algues filamenteuses signale presque toujours trop de lumière, trop de nourriture, ou les deux.

Dernier point, celui qui règle la moitié des problèmes sans rien acheter : la quantité de nourriture. Un poisson mange en deux minutes ce dont il a besoin. Tout ce qui tombe au sol se décompose et nourrit les algues. Une journée de jeûne par semaine ne dérange aucun poisson d'eau douce en bonne santé, et se voit tout de suite sur la qualité de l'eau.

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