Comment déterminer le poids idéal de votre Montagne des Pyrénées : guide complet

découvrez comment trouver le poids idéal de votre montagne des pyrénées avec ce guide complet. apprenez à évaluer les besoins nutritionnels et l'activité physique adaptée à cette magnifique race de chien.
Sommaire5 sections
  1. 01Un géant que le standard décrit mieux que la balance
  2. 02La méthode des mains, plus fiable que le pèse-personne
  3. 03La croissance, la vraie période à risque
  4. 04Ce que le surpoids coûte à un chien de 55 kg
  5. 05Tenir le poids sur la durée

Chez un Patou, la balance est un indicateur secondaire : deux mâles adultes en parfaite forme peuvent afficher 48 et 58 kg. Ce qui se juge, c'est la main posée sur les côtes et la vitesse à laquelle le chiot grossit.

Un géant que le standard décrit mieux que la balance

Chien de Montagne des Pyrénées adulte au pelage blanc debout dans un pré

Le Chien de Montagne des Pyrénées, le Patou, est un chien de protection de troupeau né des estives pyrénéennes, des deux côtés de la frontière franco-espagnole. Le standard FCI n° 137 fixe sa taille au garrot entre 70 et 80 cm pour le mâle et entre 65 et 75 cm pour la femelle, avec une tolérance de deux centimètres pour un sujet de type parfait. On lit souvent des chiffres bien plus bas sur le web, autour de 60 cm : ils sont faux et ils faussent tout le raisonnement sur le poids, puisqu'un chien de 80 cm au garrot ne peut pas peser la même chose qu'un chien de 60.

Le standard ne fixe pas de poids. Dans les faits, un mâle adulte se situe le plus souvent entre 50 et 60 kg, une femelle entre 40 et 52 kg. L'écart d'un sujet à l'autre tient à l'ossature, à la lignée et à la taille réelle, pas à un embonpoint. Un mâle de 48 kg bien musclé n'est pas maigre, un mâle de 62 kg n'est pas forcément gros : il faut regarder autre chose.

La méthode des mains, plus fiable que le pèse-personne

Les vétérinaires utilisent une note d'état corporel graduée de 1 à 9, où 4 et 5 correspondent au poids de forme. Elle se pratique debout, en deux gestes qui prennent une minute.

  • Les côtes : posez les paumes à plat sur le thorax et faites-les glisser. Vous devez sentir chaque côte sous une fine couche de tissu, comme le dos de votre main à hauteur des phalanges. Si vous devez appuyer pour les trouver, le chien a du surpoids. Si elles saillent au regard, il est trop maigre.
  • La silhouette : vu de dessus, un creux doit se dessiner en arrière des côtes. De profil, la ligne du ventre remonte vers l'aine au lieu d'être horizontale.

Le double poil de la race complique l'exercice : une fourrure d'hiver dense masque trois kilos de trop au regard, jamais à la main. Chaque point au-dessus de 5 sur l'échelle représente environ 10 % de poids excédentaire, donc un mâle noté 7 sur 9 porte autour de dix kilos de trop.

La croissance, la vraie période à risque

Un Patou n'a pas fini de grandir à un an. Il gagne encore en largeur de poitrine et en masse jusqu'à 18 à 24 mois, la maturité squelettique complète arrivant plus tard que chez un chien moyen. Pendant cette phase, le cartilage de croissance supporte déjà un poids considérable et supporte mal l'excès.

D'où la règle qui heurte le plus les nouveaux propriétaires : un chiot de grande race ne se nourrit pas à volonté. Une croissance rapide, favorisée par une ration libre ou une supplémentation en calcium ajoutée à un aliment déjà complet, augmente le risque d'ostéochondrose et aggrave l'expression d'une dysplasie. L'objectif est une courbe régulière et plutôt lente, avec un chiot qu'on sent toujours un peu léger plutôt que rond.

L'exercice suit la même logique : pas de course longue derrière un vélo ni de sauts répétés hors d'un coffre avant la fin de la croissance.

Ce que le surpoids coûte à un chien de 55 kg

La dysplasie coxo-fémorale et la dysplasie du coude ont une composante héréditaire, et le dépistage radiographique officiel se fait en France à partir de douze mois chez les races concernées. L'hérédité ne se corrige pas, le poids si : sur un chien déjà dysplasique, quelques kilos en moins changent la distance de boiterie et la quantité d'anti-inflammatoires nécessaire au fil des années. C'est le levier le moins cher dont dispose un propriétaire.

Il existe un autre risque, absent de la plupart des guides sur le poids et pourtant plus immédiatement mortel : la dilatation-torsion de l'estomac, à laquelle les chiens de grande taille à thorax profond sont exposés. Un abdomen qui gonfle, des tentatives de vomissement qui ne ramènent rien, une salivation abondante, un chien agité qui ne trouve pas de position : il s'agit d'une urgence vitale qui se compte en heures. On appelle la clinique tout de suite, on ne fait pas de tentative à la maison. Fractionner la ration en deux repas et éviter l'effort intense dans l'heure qui suit le repas font partie des précautions habituellement recommandées.

Tenir le poids sur la durée

Pesez le chien tous les deux à trois mois, toujours sur la même balance, et notez le chiffre. Deux kilos de dérive sur un animal de 55 kg passent inaperçus au quotidien, mais se voient dans un carnet.

Côté ration, mesurez au gramme plutôt qu'au verre, et comptez les friandises : elles ne devraient pas dépasser une dizaine de pour cent de l'apport quotidien. La stérilisation abaisse les besoins énergétiques d'environ 20 à 30 %, souvent dans les semaines qui suivent l'intervention, et c'est le moment où la plupart des prises de poids s'installent sans que personne n'ait rien changé à la gamelle. Si le chien grossit ou maigrit alors que la ration n'a pas bougé, le sujet devient médical (thyroïde, douleur chronique, trouble digestif) et relève du vétérinaire plutôt que d'un ajustement maison.

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