Sphynx : apparence, caractère, histoire, santé et alimentation

découvrez tout sur le sphynx : apparence, caractère, histoire, santé et alimentation, et apprenez à mieux comprendre cette race de chat fascinante.
Sommaire7 sections
  1. 01À quoi ressemble vraiment un Sphynx
  2. 02Un caractère collant, et ce que ça implique
  3. 03Une origine canadienne, pas aztèque
  4. 04Santé : ce qu'il faut faire vérifier avant et après l'adoption
  5. 05Chaleur et soleil, deux points concrets
  6. 06Alimentation : un appétit franc, un poids à tenir
  7. 07Alors, faut-il adopter un Sphynx ?

Le Sphynx n'est pas un chat sans entretien, c'est un chat dont l'entretien a changé de nature : pas de brossage, mais une peau à nettoyer toutes les semaines, des oreilles qui se remplissent vite, une facture de chauffage qui monte et un dépistage cardiaque à faire tous les ans. Il n'est pas non plus hypoallergénique, contrairement à ce qu'on lit partout.

À quoi ressemble vraiment un Sphynx

Chat Sphynx sans poils, peau plissée et grandes oreilles, assis de face

La peau est nue, plissée sur le crâne, les épaules et le ventre, et chaude au toucher : la température corporelle d'un chat tourne autour de 38,5 °C, et sans fourrure entre la main et l'animal, on la sent. Le Sphynx n'est d'ailleurs pas totalement glabre. Un duvet très fin, comparable à celui d'une pêche, recouvre le corps, plus dense sur le nez, les oreilles et le bout des pattes.

La peau porte les mêmes couleurs et les mêmes motifs que le pelage des autres races : un Sphynx peut être seal point, écaille de tortue ou tabby, le dessin est simplement imprimé sur la peau. Les oreilles sont larges et hautes, les yeux en forme de citron, le corps musclé, la poitrine large, le ventre rond. Un adulte pèse entre 3 et 5 kilos selon le sexe, ce qui est ordinaire pour un chat.

Un caractère collant, et ce que ça implique

Le Sphynx cherche le contact en permanence. Il vient sur les genoux, se glisse sous la couette, suit d'une pièce à l'autre, accueille les visiteurs. Une partie de cette réputation tient à la sélection, une autre à la thermorégulation : un chat sans fourrure cherche une source de chaleur, et le corps humain en est une.

Ce tempérament a un revers dont on parle peu. Un Sphynx supporte mal la solitude. Huit à dix heures seul tous les jours ne lui conviennent pas, et l'adoption par paire est à envisager sérieusement si personne n'est présent la journée. C'est un chat bavard, actif, qui grimpe et qui réclame : prévoyez de la hauteur, des jeux quotidiens et de l'attention réelle.

Une origine canadienne, pas aztèque

La légende d'un chat nu des Aztèques circule encore : elle ne correspond à rien pour cette race. Le Sphynx moderne descend de Prune, un chaton sans poils né en 1966 à Toronto d'une chatte domestique ordinaire, par mutation spontanée. Les premiers croisements furent difficiles et la lignée fragile.

La race a réellement démarré au milieu des années 1970, quand d'autres chatons nus sont apparus au Minnesota et en Ontario. Croisés avec des Devon Rex, ils ont donné la base génétique actuelle, plus solide. Le parcours de reconnaissance a été mouvementé : la CFA avait accordé un statut provisoire avant de le retirer en 1971, et il a fallu attendre 1986 pour une reconnaissance par la TICA. Le grand public, lui, a découvert la race avec Mr. Bigglesworth, le chat du docteur Denfer dans Austin Powers.

Santé : ce qu'il faut faire vérifier avant et après l'adoption

Deux sujets dominent chez le Sphynx.

  • Le cœur. La race est prédisposée à la cardiomyopathie hypertrophique (CMH), la maladie cardiaque la plus fréquente du chat. Elle est longtemps silencieuse et ne s'entend pas forcément au stéthoscope. Le dépistage se fait par échocardiographie chez un vétérinaire cardiologue, sur les reproducteurs et ensuite sur l'animal tout au long de sa vie. Un chat qui respire vite au repos, bouche ouverte, ou dont un train arrière devient soudain douloureux et paralysé, est une urgence immédiate.
  • La peau. Le sébum qui serait absorbé par le poil chez un autre chat s'accumule ici sur la peau et dans les plis. Points noirs, plaques grasses, levures dans les replis : c'est le motif de consultation courant de la race.

Demandez à l'éleveur les résultats d'échographie cardiaque des deux parents, datés, et le détail des tests génétiques pratiqués dans sa lignée. Un éleveur qui répond « mes chats sont en bonne santé » sans document ne teste pas.

Chaleur et soleil, deux points concrets

Sans fourrure, le Sphynx perd de la chaleur plus vite. Chez lui, cela se traduit par un logement maintenu autour de 21 à 23 °C, des couvertures, des paniers fermés, éventuellement un vêtement pour les sorties, à condition qu'il ne gêne pas les mouvements et reste propre.

Le soleil est l'autre versant. Une peau nue prend des coups de soleil et les expositions répétées derrière une baie vitrée comptent. Limitez les longues siestes en plein soleil et parlez-en au vétérinaire avant d'appliquer quoi que ce soit sur la peau : beaucoup de produits solaires humains contiennent des substances que le chat ingère en se léchant.

Alimentation : un appétit franc, un poids à tenir

Le Sphynx dépense plus d'énergie pour se maintenir en température et il mange davantage qu'un chat à poils de même gabarit. Ce n'est pas une autorisation de nourrir à volonté sans regarder : la race est aussi connue pour prendre facilement, et un Sphynx gras reste un chat gras, avec les mêmes risques articulaires et métaboliques.

Une alimentation riche en protéines animales de bonne qualité, une part d'humide pour l'apport en eau, des repas fractionnés plutôt qu'une gamelle pleine en permanence. Les compléments en oméga 3 et 6 sont souvent évoqués pour la peau ; ils se discutent avec le vétérinaire, qui tiendra compte de la ration déjà servie. Pesez le chat une fois par mois, c'est le contrôle le plus simple et le plus parlant.

Alors, faut-il adopter un Sphynx ?

Si vous cherchez un chat démonstratif, présent, qui dort contre vous et vient dire bonjour aux invités, la réponse est oui, et peu de races tiennent la comparaison. Si vous le choisissez pour éviter les poils, pour une allergie, ou parce qu'il aurait moins de besoins qu'un autre chat, la réponse est non. Le poil en moins se paye en soins de peau, en chauffage et en suivi cardiaque.

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