Découvrez les trois races de chevaux les plus magnifiques du monde

découvrez les caractéristiques et l'élégance des trois races de chevaux les plus magnifiques du monde dans cet article captivant.
Sommaire3 sections
  1. 01Le frison, remonté de trois étalons
  2. 02L'appaloosa, un cheval confisqué puis reconstruit
  3. 03L'akhal-téké, le cheval qui a traversé le Karakoum

Frison, appaloosa, akhal-téké : ces trois races ne doivent pas leur réputation à leur seule robe, mais au fait qu'elles ont toutes les trois failli disparaître.

Aucun classement officiel ne désigne d'ailleurs les plus beaux chevaux du monde, et personne ne s'accordera jamais sur un podium de ce genre.

C'est ce qui les rapproche vraiment. Une robe noire d'encre, un pelage moucheté, des reflets métalliques : ce sont des caractères visibles, mais c'est l'histoire qui explique pourquoi ces chevaux existent encore et pourquoi leurs effectifs restent surveillés de près.

Le frison, remonté de trois étalons

Il vient de la Frise, au nord des Pays-Bas. Robe noire uniforme, crins très fournis, fanons abondants sur les bas de jambes, une encolure haute et des allures relevées qui expliquent son succès dans les spectacles et les attelages de cérémonie. On raconte que les cavaliers romains appréciaient déjà les chevaux frisons, et la légende fait parfois remonter cette admiration à Jules César : la tradition de la race l'affirme, les sources antiques sont beaucoup moins nettes.

Ce qui est établi, en revanche, est bien plus parlant. Au début du XXe siècle, le frison a été croisé jusqu'à l'effacement pour produire des chevaux de trait agricoles. En 1913, le livre généalogique ne comptait plus que trois étalons reproducteurs. Toute la population actuelle descend de ce goulot d'étranglement, ce qui explique la sévérité des contrôles imposés aujourd'hui par le stud-book néerlandais.

Côté protocole, une précision s'impose : ce sont bien des frisons qui tirent les attelages de la maison royale des Pays-Bas, mais Beatrix a abdiqué en 2013 en faveur de son fils Willem-Alexander. On parle donc de l'attelage du roi, et aucun texte ne réserve ce privilège à la seule race frisonne.

L'appaloosa, un cheval confisqué puis reconstruit

Un appaloosa à la croupe mouchetée, de profil dans un pré

Son nom vient de la rivière Palouse, dans le nord-ouest des États-Unis : les colons parlaient du "Palouse horse", devenu Appaloosa. Les Nez-Percés, installés sur ce territoire, ont pratiqué à partir du XVIIIe siècle une sélection sérieuse, castrant les mâles médiocres et échangeant les meilleurs, pratique alors rare en Amérique du Nord.

La guerre des Nez-Percés de 1877 a brisé l'élevage : après la reddition, l'armée américaine a confisqué et dispersé les troupeaux. La race n'a été relevée qu'en 1938, avec la fondation de l'Appaloosa Horse Club, au prix d'apports de quarter horse et d'arabe. L'appaloosa d'aujourd'hui n'a donc pas la silhouette de celui de 1870, et l'admettre vaut mieux que d'entretenir un mythe de pureté.

L'akhal-téké, le cheval qui a traversé le Karakoum

Akhal-téké à la robe isabelle aux reflets dorés, dans la lumière rasante

Élevé par la tribu Teke au Turkménistan, l'akhal-téké est fin, haut sur jambes, avec une encolure mince et un poil si court que la lumière s'y réfléchit, d'où ces reflets dorés ou argentés. Sa silhouette étonne les gens habitués aux chevaux de selle européens : elle vient du désert du Karakoum, où un cheval devait couvrir de longues distances avec très peu d'eau et de fourrage.

Sa démonstration la plus connue date de 1935 : un raid de Achgabat à Moscou, environ 4 300 kilomètres en 84 jours, dont une traversée de désert de 360 kilomètres enchaînée en trois jours sans abreuvement régulier. La collectivisation soviétique a ensuite failli emporter la race, sauvée par une poignée d'éleveurs. Le Turkménistan en a fait un emblème national : le cheval figure sur les armoiries du pays.

Trois robes spectaculaires, trois trajectoires qui ont tenu à peu de chose. Si l'une de ces races vous attire pour l'acheter et pas seulement pour la regarder, le vrai sujet n'est pas la couleur : c'est le pedigree, les tests génétiques disponibles et le tempérament, très différent d'une race à l'autre.

Résumer cet article avec :

Partager :

cheval