Le charme incomparable du bichon havanais : un compagnon idéal
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Le bichon havanais coûte environ dix minutes de brossage par jour pendant quinze ans, plus un toiletteur tous les deux mois. C'est la vraie question à se poser avant d'acheter un chiot, bien avant celle du caractère.
Sur le tempérament, la réputation est méritée : gai, sociable, attaché à ses maîtres jusqu'à les suivre d'une pièce à l'autre. Il vit 14 à 16 ans, pèse 3 à 5,5 kg, tient dans un appartement et supporte les enfants pour peu qu'on leur apprenne à le laisser tranquille. Là où les descriptions enthousiastes s'arrêtent, c'est sur ce que réclame ce pelage et sur ce que devient un havanais laissé seul huit heures par jour.
Un chien cubain, malgré le nom de famille méditerranéen
Le havanais appartient à la famille des bichons, originaire du pourtour méditerranéen, et il arrive à Cuba dans les bagages des colons espagnols à partir du XVIe siècle. On lit parfois qu'il aurait été débarqué par les conquistadors au XVIIIe siècle : la date et les personnages ne vont pas ensemble, l'ère des conquistadors s'achève deux siècles plus tôt. C'est sur place, à La Havane, que la race prend sa forme actuelle, dans les salons de la bourgeoisie créole. Elle a failli disparaître après 1959 et doit sa survie à quelques sujets emmenés en Floride par des familles exilées. Le havanais reste aujourd'hui la seule race canine native de Cuba.
On lit souvent qu'il chassait les rats à bord des navires. C'est une légende de catalogue, recyclée d'une race à l'autre ; rien de sérieux ne l'étaye pour celle-ci. Ce chien a été élevé pour tenir compagnie, et il fait ça très bien.
Ce que dit le standard
- Taille : 23 à 27 cm au garrot, avec une tolérance de 21 à 29 cm.
- Poids : de 3 à 5,5 kg à l'âge adulte.
- Pelage : long, souple, plat ou ondulé, parfois bouclé, sans sous-poil marqué. Fauve, havane, noir, blanc, tabac, et toutes les panachures.
- Allure : une démarche sautillante, particulière à la race, qu'on repère de loin.

Le pelage, semaine par semaine
Il perd très peu de poils, ce qui plaît. La contrepartie : ce qui tombe ne tombe pas, il reste dans le poil et feutre. Un havanais non brossé pendant dix jours arrive chez le toiletteur avec un matelas contre la peau, et la seule issue est la tonte à ras.
Le brossage se fait au peigne métallique après une brosse démêlante, mèche par mèche, en insistant derrière les oreilles, aux aisselles, sous le poitrail et à l'arrière des cuisses. Dix minutes par jour suffisent si c'est quotidien. La mue de poil de chiot vers le poil adulte, entre 8 et 14 mois, est la période noire : les nœuds se forment en 48 heures et beaucoup de propriétaires abandonnent à ce moment-là. Passez à deux brossages par jour sur ces quelques mois, ça se calme ensuite.
La solitude, son point faible
Cette race a été sélectionnée pour rester collée aux humains, et c'est exactement ce qui la rend fragile face aux absences. Aboiements, destructions, malpropreté au retour : les signes d'anxiété de séparation sont fréquents chez les havanais adoptés par des personnes absentes toute la journée. L'habitude d'être seul se construit dès l'arrivée du chiot, par absences courtes et répétées, sans cérémonial de départ ni de retour. Un adulte à qui on n'a jamais appris ça ne le rattrape pas en une semaine.
Santé : trois points à faire tester avant l'achat
Le havanais vieillit plutôt bien, mais la race porte des prédispositions connues, et un éleveur sérieux les dépiste sur ses reproducteurs.
- Luxation de la rotule : le chien lève brièvement une patte arrière en courant, puis repart. Demandez le grade des parents.
- Yeux : cataracte héréditaire et dysplasie rétinienne. Un examen ophtalmologique récent des reproducteurs doit pouvoir vous être montré.
- Surdité : rare mais documentée, surtout chez les sujets très blancs. Le test BAER la détecte.
Au quotidien, deux gestes changent la donne : nettoyer et sécher le contour des yeux, sujet aux coulées et aux irritations sous le poil, et brosser les dents plusieurs fois par semaine. Le tartre est le problème de santé numéro un des petites races, et un détartrage sous anesthésie chez un chien de douze ans n'est jamais anodin. Pour tout écoulement oculaire persistant, une boiterie qui dure ou une gêne respiratoire, la question se règle chez le vétérinaire, pas en pharmacie.
Pour qui, concrètement
Il convient à quelqu'un qui est souvent chez lui, qui accepte un rituel de brossage et qui cherche un chien démonstratif plutôt qu'indépendant. Il convient mal à un foyer vide de 8 h à 19 h, ou à qui veut un chien qu'on brosse une fois par mois. Sur ce point, mieux vaut trancher avant l'achat qu'après. Si le tableau vous correspond, vous aurez pendant quinze ans un chien qui vous suit partout, et notre dossier sur le bien-être au quotidien des chiens et des chats complète utilement la partie soins.
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