9 conseils pour que le chat profite de votre jardin
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Dans un jardin, ce qui peut tuer un chat en quelques heures tient à peu de choses: un fond d'antigel, un bouquet de lys, un appât à limaces. Le reste des précautions vient après.
Les listes de conseils mélangent souvent l'urgence vitale et le confort. On les a donc triées ici par gravité, en commençant par ce qui envoie l'animal chez le vétérinaire le soir même, et en finissant par ce qui rend le jardin agréable pour lui.

Ce qui relève de l'urgence
1. Les plantes réellement dangereuses
Le lys arrive en tête et ne souffre aucune discussion: chez le chat, toutes les parties de la plante, pollen compris, peuvent provoquer une insuffisance rénale aiguë. Un chat qui frôle un bouquet puis se lèche le pelage s'expose déjà. Le laurier-rose et le rhododendron agissent sur le coeur, l'if et le muguet également. Les bulbes de tulipe et de jacinthe déterrés en hiver posent aussi problème. Si l'un de ces végétaux est déjà planté, on ne panique pas: le risque naît de l'ingestion, et les chats en mâchent rarement. Mais on évite d'en ajouter, et on bannit le lys en bouquet à l'intérieur.
2. Les antiparasitaires du chien ne vont pas au chat
C'est l'accident domestique classique de l'été. Les pipettes pour chien contenant de la perméthrine sont toxiques pour le chat, qui ne possède pas l'enzyme nécessaire pour l'éliminer. On ne transpose jamais un traitement d'une espèce à l'autre, et l'on ne coupe pas une dose de chien en deux. Le protocole antiparasitaire du chat sortant, puces et tiques, se cale avec le vétérinaire selon la saison et le secteur.
Ce qui se règle une fois pour toutes
3. Identification et stérilisation
Depuis 2012, l'identification par puce ou tatouage est obligatoire pour tout chat, et c'est la seule chose qui permette de le rendre à son propriétaire quand il est ramassé à trois rues de là. Le collier, lui, ne remplace rien: s'il y en a un, il doit être à fermeture de sécurité qui cède sous traction, sinon c'est un piège à branche. La stérilisation réduit les fugues, les bagarres et les maladies qui se transmettent par morsure. Elle allonge l'espérance de vie de façon mesurable.
4. Vaccins à jour
Un chat qui sort croise d'autres chats. Typhus, coryza et leucose se transmettent par contact ou par morsure, et le protocole de rappel se discute avec le vétérinaire selon le mode de vie de l'animal, pas selon une règle unique.
5. Piscine, mare, récupérateur d'eau
Un chat nage, mais il se noie s'il ne trouve pas de sortie. Une rampe grossière, une planche en pente ou quelques marches immergées suffisent. Le récupérateur d'eau de pluie ouvert est le piège le plus fréquent et le plus silencieux: on le couvre.
Le confort et le reste
6. Grimper sans se blesser
Les chats montent volontiers aux arbres, et le problème n'est jamais la montée. Les essences très épineuses, comme le robinier faux-acacia souvent appelé acacia à tort, griffent au passage: ce sont des épines, pas des aiguilles. Un tronc trop lisse ou trop haut expose au chat coincé qui ne sait plus redescendre. On peut poser une protection au pied des arbres qu'on veut lui interdire.
7. Un support à griffes dehors
Une souche, un poteau en bois brut ou une planche verticale plantée près de son poste d'observation lui évitent de s'attaquer à l'écorce des jeunes arbres fruitiers et aux tuteurs.
8. Une alimentation qui tient
Un chat correctement nourri chasse quand même, l'instinct ne s'achète pas avec des croquettes. Mais il ingère moins ses prises, donc il attrape moins de vers et de proies douteuses. Des rations fractionnées et une gamelle d'eau propre dehors valent mieux qu'un gros repas le soir.
9. Le brossage du retour
Après une sortie, quelques passages de brosse retirent la poussière, les résidus de traitement et les graines accrochées avant qu'il ne les avale en se toilettant. C'est aussi le moment de vérifier les coussinets et les oreilles, et de repérer une tique. Ce contrôle de deux minutes fait partie du suivi quotidien du bien-être d'un chien ou d'un chat, au même titre que la pesée régulière.
Reste la question du budget. Une intoxication ou une fracture après une chute coûte plusieurs centaines d'euros, parfois plus si l'hospitalisation dure. C'est le calcul que font ceux qui prennent une assurance santé pour leur chat avant le premier accident plutôt qu'après.
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